Robert Lespérance

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Rencontre avec Robert Lespérance

Robert Lespérance est chanteur et producteur. Je l'ai rencontré à l'Impérial de Québec où il produit avec son partenaire le spectacle bénéfice Symphonie Rose au profit de la Fondation du cancer du sein de QuébecIl nous entretient de ses projets comme producteur et nous offre quelques conseils utiles pour bien poursuivre sa route dans le domaine de la musique. Je vous invite à laisser vos commentaires au bas de la page

Transcription de l'entrevue avec Robert Lespérance

Alain Castonguay :

Alors salut tout le monde ici Alain du blog vivredelamusique.com, on est présentement à l'Impérial de Québec, je suis en compagnie de Robert Lespérance, Robert qui est chanteur et producteur Salut Robert.

Robert Lespérance :

Salut Alain ça va bien

Alain Castonguay :

Oui, ça fait un petit bout qu'on essaie de faire notre entrevue pis on a des petites ratées c'est aujourd'hui que ça ce passe.

Robert Lespérance :

Ouais c'est en plein ça.

Alain Castonguay :

Hé Robert sans plus tarder je vais te demander de me raconter ton histoire, moi tu sais ce qui m'intéresse c'est l'histoire des gens leur succès comment ce qu'ils ont développé  leur leurs affaires dans la musique et puis tout ça, fait que je te demanderais de me raconter d'où tu viens et pis de me raconter un peu ton histoire.

Ok c'est bon, ben moi dans le fond  je suis dans le milieu artistique depuis environ une bonne trentaine d'années. J'ai commencé comme technicien audio pour la société radio-canada en 1982. J’ai travaillé pour eux une dizaine d'années. Donc j'étais technicien et régisseur, puis de fil en aiguille ben j'ai eu des gros show, puis tout ça, puis un moment donné, j'ai fait la coupure avec Radio-Canada, puis je me suis engagé avec un autre employeur.

Et j'ai continué quand même malgré tout à faire de la musique, à faire du chant, à faire beaucoup de théâtre, aussi du théâtre chantant, comédie musicale et de fil en aiguille j'ai fini par monter des groupes. Fais que j'ai monté des groupes, un groupe rock, un groupe de blues qui fonctionne encore et avec c'te groupe- là, j'ai produit beaucoup d'événements, des événements à but… des concerts bénéfice, pour Centraide, Moisson Québec, puis toutes sortes de personnes qui voulaient se ramasser des fonds.

Fais que j'ai fait ça dans le temps que j'avais mon groupe rock aujourd'hui avec mon groupe de blues le White & Blues. Qu'est-ce qu'on fait-on se produit un peu partout dans des bars de la région de Québec. On est venue ici au petit Impérial il y à peu près un mois ou deux, puis moi là-dedans ce qui m'intéressait, oui c'est le côté showbiz en avant de la scène, mais j'aime le côté aussi l’arrière-scène, le côté production, le côté logistique, le côté coordination. Donc je me dirige de plus en plus tout en laissant pas nécessairement la scène, je me dirige de plus en plus vers la production, vers la logistique, vers d'autres défis, parce que dans le fond, je fais beaucoup de scènes mais je voudrais aussi me développer autrement, donc je vais explorer à partir des prochaines années, les milieux de la production.

On est en marche pour se monter une petite maison de production où on va produire des spectacles. On est en train de faire la préparation de la première édition d'un spectacle qu'on a appelé l'événement blues de Québec, qu'on va tenir ici au petit Impérial au mois de novembre, et dans le fond, de mon côté ce spectacle-là, ça nous fait qu'on se développe dans le milieu de la production. Puis c'est un festival de blues, ce qu'on va appeler un festival of The blues. Alors des artistes peux connue, émergeant, qui ont un CD mais qui ne sont pas connu nécessairement dans les gros festivals, parce qu'on s'est aperçu que dans les gros festivals, c'est les gens connus qui sont engagé…

Alain Castonguay :

Pis on sait qui a énormément de talent dans l'underground.

Robert Lespérance :

Effectivement, effectivement, le talent underground émergeant, il est extraordinaire, puis on comprend que pour des raisons de rentabilité d'événement, les gens vont se retourner vers des gens plus connus, mais nous ce qu'on veut faire, c'est justement une petite maison de production, qui va avoir peu de moyens, pis qui va être capable par exemple, de donner la scène et l'exposure à des gens qui sont peu connus, mais qui sont extraordinaires. Puis si ça peut leur donner une chance ben, nous c'est missions accomplies.

Alain Castonguay :

Ok, Tu m'as parlé d'un côté un peu plus familial à un moment donné que j'ai trouvé le fun, peux-tu m'en reparler un peu.

Robert Lespérance :

Oui oui oui oui effectivement, dans tous ses aspects là, ce qui est important c'est de garder l'équilibré. Dans le fond, on peut… on pourrait avoir de très grandes ambitions, mais ses ambitions là, est-ce qu'ils vont être en équilibre avec ma vie personnelle puis avec ma vie professionnelle, pour pas que ma vie professionnelle prenne tout le dessus, au détriment de ma vie personnelle. Alors, c'est très important, de maintenir cette équilibre-là, entre les rêves que j'ai, les faire à la à la hauteur de ce qui est possible de faire, tous en maintenant un équilibre, un équilibre dans sa vie un équilibre personnel, parce qu’ on est en société, on connaît plein de gens et on pourrait facilement, dans des projets très ambitieux, complètement oublié notre vie  personnelle, et les problèmes commencent à ce moment-là. Donc pour moi et pour mon partenaire qui est avec moi dans notre aventure de l'événement blues, c'est de maintenir l'équilibre, donc on c’est déjà fixé un nombre d'heures par semaine qu'on voulait investir dans notre projet pis pour maintenir notre équilibre avec notre vie personnelle.

Alain Castonguay :

Si je te demandais un peu ta vision par rapport aux jeunes, à ceux qui avancent dans musique, des trucs, des idées, des petits secrets qui font que… toi tu as quand même plusieurs années dans la musique et tu continues toujours.

Robert Lespérance :

Oui

Alain Castonguay :

Y en a qui vont décrocher, y en a qui vont abandonner, moi je te demanderais selon toi, qu'est-ce qui fait qu'on continue pis qu'on décroche pas de la musique, pis qu'on réussit.

Oui c'est la passion, c'est la première chose faut que tu sois passionné, faut que tu croies en ton projet tout en maintenant l'équilibre comme je t'ai dit tout à l'heure. Donc c'est la passion, faut croire en son projet, il faut croire en ses capacités, il faut être aussi réaliste, parce qu'aujourd'hui on est dans un air d'instantanéité, les gens… on a toutes sortes de concours, la voix, toutes les concours de téléréalité, ça met les gens de façon instantanée des vedettes, des gens qui sont vus qui sont reconnus et, les plus jeunes pourraient s'imaginer que cette instantanéité-là elle est accessible pour tous, ce qui est complètement faux.

Alain Castonguay :

Puis on voit souvent sur youtube, quelqu'un va produire une chanson et pis il va faire des scores de plusieurs 100,000 vues, mais ça monte pas une carrière ça.

Robert Lespérance :

Non non non non non mais il faut vraiment être réaliste passionné, réaliste, mettre les attentes un niveau qui sont atteignables, donc se fixer un objectif qui est atteignable, qui est encourageant à atteindre et non pas de fixer la barre trop haute. Si tu fixes la barre trop haute tu vas probablement et même surement abandonner ton projet, donc moi je crois à la théorie des petits pas, pis pourtant ça fait une bonne trentaine d'années que je suis dans ce milieux là, puis chu pas connu du tout, chu pas reconnu dans rue, puis mon objectif c'est pas nécessairement ça, mais c'est de me développer dans ce milieu-là, faire des choses utiles, toutes en étant toujours très passionné et en maintenant cette équilibre-là, puis en fixant des objectifs qui sont très réalistes. Parce qu’un jeune qui commence, qui a pas beaucoup d'expérience, pourrait penser que qu'est-ce qui voit la télé c'est la réalité, alors que ce n'est pas le cas, c'est même pas la pointe du iceberg, c'est l’instantanéité qui l’a placé là, et cette instantanéité-là vas avoir un temps, va avoir une durée, ça va s'éteindre. Cette instantanéité-là donc. il faut pas pensé que qu'est-ce qu’on voit à la télé c'est la réalité, il faut surtout s'imaginer que qu' est-ce qu'on voit pas c'est la vraie vie, que qu'es-ce que tu vois pas donc n'arracher…

C'est sur que dans le milieux culturels c'est difficile de s'en sortir, c'est difficile de percer, le milieu est compétitif, ça prend des bons contacts, mais si tu y vas tranquillement, si tu… toute en étant passionné, en maintenant ton équilibre pis en te fixant des objectifs, en faisant la théorie des petits pas, ben un jour tu vas trouver ton projet… tes projets vont toujours être passionnants parce que tu vas t’avoir fixé des objectifs réalisables, après ça tu vas vouloir monter d'une coche ton objectif, ce qui fait que, année après année… Ok, peut-être que t'en vit pas et peut-être que c'est même très difficile d'en vivre, mais tu vas aimer faire qu'est-ce que tu fais, parce que tu vas atteindre des objectifs que tu t’étais fixée.

Alain Castonguay :

L'objectif en soi c'est quelque chose qui est intéressant mais aussi le parcours, le parcours pour atteindre ses objectifs est surement quelque chose de…

Robert Lespérance :

Effectivement effectivement, dans des petits projets, les petits projets de débutant intermédiaire le principal souci de l'artiste c'est de se monter un dossier artistique, un cv artistique qui démontre que il a mis les bouchées doubles, que yé partie à un certain niveau, qui est en train de progresser vers un autre niveau pour pouvoir intéresser des gens, peut-être à le récupérer pis de dire toi t'as de la drive, toi t’es passionné t’es motivée, j'ai regardé ton dossier artistes ça m'intéresse qu'est-ce que tu fais, je te prends prend sous mon aile pis je peux t'aider.

Il faut à la base que t'ailles un dossier artistique bien élaboré, donc quand tu commences c'est sur qui a rien dans ton dossier artistique, mais c'est de le nourrir année après année, en faisant des petits projets, en réalisant des choses qui te permettent de tranquillement te mettre en exposure dans le milieu, pis te faire des contacts.

Alain Castonguay :

Un petit mot de la fin Robert qu'est-ce qui s'en vient pour toi dans les années qui viennent.

Robert Lespérance :

Ben moi je suis présentement à 5 ans de ma retraite active dans un milieu professionnel, puis mon objectif et l'objectif… on a un objectif commun mon collaborateur et moi, mon partenaire, on travaille toutes les deux dans la même boîte pis on va prendre notre retraite à peu près au même moment, pis on veut amené d'ici 5 ans l'événement blues que je t'ai parlé tantôt qui est un festival of, on veut amener… on veux faire mûrir cette événement-là pour que quand on vas prendre notre retraite, qu'on est une entreprise, micro-entreprise, qui est bien implantée, qui est capable d'être autonome, pis nous on va prendre les rênes de ça  pis on va s'amuser. Ça va devenir un jouet pour nous autre.

Alain Castonguay :

Hé ben c'est super. Merci de ta présence, merci de m’accueillir à l'impérial, fait que je te souhaite bonne chance là dans ton projet pis on se dit salut à la prochaine.

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